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Joset Combaret   

 

 

Affectionnant les longues promenades dans la nature source de son inspiration, elle vous emmène visiter ses paysages paisibles, ses jardins luxuriants, et goûter ses natures mortes colorées

 

Si elle s ’exprime avec ses pinceaux pour la couleur, elle traduit aussi ses émotions par la plume, avec des poèmes illustrés.

 

 

Peinture, musique et poésie s'unissent au service de l'harmonie, et chaque création issue de sa source profonde, élève l'âme vers la beauté, inaccessible quête, toujours bien au-delà de ce qu'on imagine.

 

Membre de la Palette de Gaillard depuis 1993

Exposition permanente : Restaurant La Forge à Reignier (74)

Paysages, Natures Mortes, Rêveries, ...

 

 

Expositions : 

La Palette de Gaillard

Peinture Passion à Pers-Jussy

Musée de Nernier

Villa Vill’Artmagna à Ville-la-Grand

Salon des Peintres Savoyards à Cluses

Lion’s Club à Sallanches

La Pyramide à Marnaz

Hôtel Mercure à Gaillard

Restaurant La Forge à Reignier

 

 

Petit pot de Marnaz (Aquarelle)

 

 

Le compotier en verre (Aquarelle)

 

 

Le Pique-flamme (Aquarelle)

 

 

La Barque (Aquarelle)

 

 

Le jardin de Dahlias (Aquarelle)

 

 

Les Nymphéas de Mouille-Marin (Aquarelle)

 

 

Les Populages de Mouille-Marin (Aquarelle)

 

 

Trio de Poires (Huile)

 

 

Air de Provence (Huile)

 

 

Firenze Mia

 

 

  

Comme elle est belle et altière, la cavalière

Galopant à la lisière de  la clairière.

Elle cache une fêlure, au fond de ses yeux clairs,

Reflets de pervenches et scilles printanières.

 

A l'haleine du vent, elle respire les senteurs

Suaves des marécages, apaisant sa rancoeur.

Des bruits de la forêt, elle ignore la peur

Et rit des cris des geais et des merles hableurs.

 

Elle lâche ses rennes quand l'étang apparaît,

Caressant du regard les soucis-des-marais

Et les boutons-d'argent répandus dans les prés,

En quête d'une touffe d'où surgit le furet.

 

Attachant sa monture au vieux tronc séculaire,

Enlacé de lichen doré et de lierre,

Elle s'assied, silhouette légère à même la terre,

Ivre de ces lieux dont elle est familière.

 

A chacun son chemin sur la trace du temps,

Ainsi philosophait la  maîtresse du vent.

 

La Cavalière

Joset Combaret          

 

 

  

 

Sur le bord du chemin, dans son jupon froissé

Il était affublé d'un coeur de passionné,

A peine dissimulé, juste à la croisée

Du sentier de la Quy et du pré moissonné.

 

Avec sa robe écarlate, il se méfiait,

Ce premier été le laissant solitaire.

Le soir à la lune livide il se confiait,

Dernier voile levé, sous la fraîcheur de l'air.

 

Sa taille du monde était réduite au ciel

Des Bornes, animé de mille perséides,

Etoiles capricieuses, voleuses d 'ailes,

Glissant des éclats sur les cailloux humides.

 

Avec sa tige souple et sa tête altière, la fleur

Rêvait que ces heures allaient vivre toujours,

Ses jupes retroussées, sans grande pudeur,

Grisée et balancée par ce vent de parcours.

 

Cueillie, elle flétrit dans un bouquet d'un jour !

 

Bouquet d'un jour

 

Joset Combaret          

 

 

 

Les pluies avaient donné de voix au ruisseau,

Miroir des couleurs enchevêtrées des bois,

Volant les jaunes à la surface de ses eaux,

Aux populages d'or modérant son émoi.

 

Son refrain serpentait à travers les marais

Où de fades roseaux témoignaient de l'hiver,

Agitant leurs plumets sous les courants d'air frais.

La cadence des couleurs débutait par le vert.

 

Imposant son rythme en vagues déferlantes,

Empreint en sa naissance de l'or du soleil,

Il maquillait la terre, encore frissonnante,

D'une base étincelante, pour flatter son réveil.

 

Des coupoles dorées comme un ciel étoilé

Avaient envahi ses rondeurs ; éparpillés

Ces points de suspension sous la voûte voilée

Cadençaient la nature ainsi glorifiée.

 

L'épine noire, cousue de perles blanches,

Faisait écho au linceul neigeux des monts

Emaillé de lambeaux glissant sur ses hanches;

Voile de mariée, brodé de nacre sur son front.

 

Belle à caresser, à écouter même tard,

Séduisante et magique en ses heures d'éveil,

Je rêvais à la danse, à Lifar dans Icare,

Aux ailes de l'oiseau pour toucher le soleil.

 

Pour toucher le soleil

 

Joset Combaret          

 

 

 

 

 

 

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